MAINTENANCE ET NAVIGABILITE
Conséquences du BI 2009/27 publié par le GSAC le 9 juin 2009
Qui doit faire le suivi de navigabilité ?
Qui peut faire l’entretien ?
Comment ?
Qui pourra signer les APRS ?
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AVERTISSEMENT :
On ne considère dans cette note :
QUE DES ELA1 ( AVIONS, PLANEURS, MOTO PLANEURS DE MOINS DE 1000KG)
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RAPPEL
Le maintien de la navigabilité implique :
La gestion de la navigabilité qui comporte la définition et la gestion du programme d’entretien, la gestion des CN,BS,LS, des équipements à potentiel et à vie limite. C’est à dire mise à jour du Kardex (tableau de synthèse de ces éléments pour chaque machine) et le lancement de bons de commande des travaux de maintenance aux dates requises
La maintenance : exécution des travaux indiqués sur le bon de commande et l’approbation pour la mise en service APRS.
1 - Gestion de la navigabilité
Suivi de la navigabilité
Par qui ?
C’est la responsabilité du pilote propriétaire, donc pour un privé par le propriétaire de la machine, et pour une associationl la personne physique ou morale titulaire du Certificat d’immatriculation (donc le Président !) qui peut sous traiter les tâches aux pilotes co-propriétaires, donc les membres de l’association (ou le mécanicien le cas échéant )désignés par le Président, feront le suivi de navigabilité.
Le propriétaire peut transférer ses responsabilités à un organisme de gestion du maintien de la navigabilité (tel le G-NAV) en signant avec cet organisme un contrat de gestion.
Cas de planeurs privés banalisés, ou planeurs loués à un propriétaire (ou mis à disposition par la FFVV…) — le contrat ou la convention doit prévoir explicitement le transfert de la responsabilité du suivi de navigabilité.
Le propriétaire peut aussi sous traiter certaines tâches (veille des BS et CN par exemple) à d’autres personnes ou à un mécanicien hors cadre agréé, mais sous son entière responsabilité.
Car la responsabilité de la gestion de la navigabilité incombe toujours dans ce cas au propriétaire.
Les adhérents au G-NAV auront la possibilité d’accéder au Système d’Information et Base de données (SIDB) qui leur permettra de gérer la navigabilité de leur machine grâce au logiciel de gestion de navigabilité en ligne, mis à leur disposition.
En fonction des données fournies lors de leur adhésion, et de la mise à jour régulière des données d’exploitation (heures, lancés) leur “Kardex” sera mis à jour automatiquement– et le G-NAV fournira les mises à jour venant des constructeurs, (manuel d’entretien, CN, BS…)
Il leur suffira de s’assurer de l’exactitude des données, pour s’assurer de l’état de navigabilité de leur machine,car cela reste de leur responsabilité.
2 -Maintenance
a) Par le pilote propriétaire (ou les pilotes co- propriétaires) sur la base du privilège du pilote propriétaire
A condition de détenir un programme d’entretien approuvé(*), et un bon de lancement de travaux/ carte de travail(*)pour effectuer les travaux , les pilotes propriétaires peuvent réaliser les opérations de maintenance sans détenir de licence EASA part 66 ou de licence nationale.
Cependant tout propriétaire dont le nom figure sur la déclaration d’entretien (AC 130 du GSAC) qui lui permet de signer l’APRS est considéré comme titulaire d’une licence nationale de maintenance pour leur appareil exclusivement. (ils ne recevront pas de document c’est l’AC 130 qui vaut équivalence)
Nota bene : les tâches complexes(*) les tâches critiques (*) peuvent être réalisés hors cadre agréé, donc par les pilotes propriétaires et co-propriétaires, qui doivent s’assurer avant d’intervenir qu’ils ont les compétences, les outillages et la documentation appropriés.
Toujours pour les ELA1 il peuvent aussi réaliser les opérations de maintenance d’équipement qui ne sont pas des révisions générales, et pour les planeurs équipés de moteurs (certifiés en CS 22) il peuvent réaliser la révision générale des moteurs et hélice.
un programme d’entretien approuvé(*),
Les programmes d’entretien déjà approuvés sont considérés conforme aux exigences de l’agence européenne – Cependant la DGAC a organisé une discussion sur le sujet (groupe de travail convoqué le 30 juin ) et des compléments seront nécessaires.
La seule exigence nouvelle signalée concerne l’obligation d’identifier dans le Programme d’Entretien les pilotes propriétaires ou co-propriétaires autorisés à intervenir sur les aéronefs et les tâches qu’ils sont autorisés à réalisés (cas des taches complexes ..)
Les adhérents au G-NAV, s’il ne dispose pas d’un programme d’entretien approuvé, pourront utiliser l’un des programmes générique établi par le G-NAV, (toujours via le SIDB), correspondant à leur type de machine et le personnalisé (immatriculation, numéro de série, propriétaire etc.)
bon de lancement de travaux/ carte de travail(*)
Le suivi de navigabilité permet de programmer les visites et interventions à réaliser sur les aéronefs, le responsable de la gestion de la navigabilité est donc capable de définir les travaux à réaliser (Visite Annuelle, CN répétitive, changement d’équipement à vie limite …) sous forme d’une feuille récapitulative que l’on appelle bon de lancement de travaux.
Les adhérents au G-NAV, utilisant le logiciel de gestion de la navigabilité, constateront qu’il comporte une option permettant d’éditer et d’imprimer ce bon de lancement,
La notion de carte de travail (*) correspond en fait à la check liste fournie par le constructeur (appelé programme d’inspection par certain constructeurs) dont l’objectif est de permettre, grâce à l’émargement de chaque étape de garantir une traçabilité suffisamment précise du travail réalisé
Noter que pour un bulletin service la carte de travail est le BS lui-même dont chaque étape doit être émargée.
Noter également que pour les tâches critiques (systèmes de commande tels qu’intervention sur timonerie et commandes) un contrôleur indépendant (autre membre du club) doit émargé également en face des tâches réalisées.
b) Par des mécaniciens disposant d’une licence Part 66, ou disposant d’une licence nationale pour des types ou groupes d’aéronefs identifiés
Licence part 66, (partie 66 du règlement européen)
AVIONS :C’est la licence qu’on obtenu les mécaniciens avions par la procédure VADA (VAlidation des Droits Acquis) rating B 1.2 pour la plupart.
A partir du 28 septembre 2010 seul les titulaires de cette licence pourront signer les APRS pour les remorqueurs
PLANEURS : L’Agence européenne a crée deux licences de mécanicien planeurs et motoplaneurs, Part 66 ELA Basic et ELA Full
A partir du 28 septembre 2014 seul les titulaires de ces licences pourront signer les APRS pour les planeurs et motoplaneurs
Dans l’intervalle c’est la licence nationale, qui remplacera les déclarations d’entretien, qui compte
Licence nationale
Comment obtenir cette licence ?
La procédure sera diffusée prochainement par le GSAC, mais nous savons que pour l’obtenir il faudra remplir un formulaire de demande exposant la formation, l’expérience acquise et produire les documents justificatifs nécessaires.
Des membres d’une association qui jusqu’à présent entretenait des machines, sans pour autant être APRSeur (*) pourront faire cette demande, et à fortiori ceux qui étaient APRSeur.
L’intérêt par rapport à la licence/ déclaration d’entretien est d’une part de pouvoir réaliser la maintenance et signer les APRS sur l’ensemble des machines du club, et d’autre par de ne pas être limité en travaux complexes ni tâches critiques (sous réserve de compétence évidemment).
Rien n’empêche un propriétaire titulaire d’une licence /déclaration d’entretien, de postuler pour la licence nationale pour pouvoir étendre son domaine d’intervention pour la maintenance de son appareil (toujours sous réserve de compétence justifiée).
3 - Formation des mécaniciens
En cas d’insuffisance de formation, d’expérience ou de justificatifs présentables, les candidats devront passer un examen pour obtenir une licence ELA “composite”, “Bois et toile”, “M2tal” ou “Moteur”, pour deux niveaux “Basic” et “Full”. Ces niveaux complémentaires correspondent à des formations donnant des privilèges plus importants (En gros Basic – 120 heures de formation - pour les Visites annuelles, Full – 250 heures de formations -pour toute la maintenance..)
Cet examen portera sur des modules communs :
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Connaissances générales
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Facteurs humains
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Réglementation
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Structures générales
Les connaissances nécessaires pourront être acquises par l’études de fiches de formation que la FFVV mettra en forme
Et sur des formations pratiques :
N.B la formation n’est pas exigée mais l’examen est obligatoire.
Depuis de nombreuses années les stages “plastiques” réalisés par J.D. Viriot ont permis à nos mécaniciens d’acquérir les connaissances de base dans ce domaine.
Les connaissances des structures composites étant essentielles pour les planeurs, la FFVV continuera dans cette voie en formatant les stages aux exigences de l’EASA.
Les prochains stages d’octobre 2009 s’inscriront dans cette évolution